14-18 Langres

en guerre

Hûmes :


La bataille de la Marne.

Bien qu’éloignée du front, Langres est menacée par l’avancée rapide des armées allemandes au début du conflit. La crainte de voir l’ennemi arriver jusqu’au pied des remparts était bien réelle et perdure jusqu’à la bataille de la Marne et à la fixation du front.

26 août : une commission de recensement des bouches inutiles se réunit à l’hôtel de ville et divise la cité en 22 régions. Le recensement sera effectué dans les jours qui suivent.

28 août : le gouverneur de la place publie un arrêté de fermeture des portes de la citadelle le soir.

30 août : la rumeur d’un ordre d’évacuation des femmes de militaires crée la panique. La Crémaillère est prise d’assaut et les maisons se vident les unes après les autres. Pourtant, l’ordre d’évacuation officiel n’a pas encore été donné par le Gouverneur de la place. Le lendemain, le maire assure que l’évacuation n’aura pas lieu.

3 septembre : les mesures de mise en défense de la ville se poursuivent : les ponts de Blanchefontaine sont démontés afin de rétablir les fossés de la citadelle.

6 septembre : alors que la bataille de la Marne vient de commencer, de nouvelles rumeurs d’évacuation se répandent. Il est décidé d’organiser trois convois en cas de menace sur la ville.

7 septembre à 18h30 : l’ordre d’évacuation est officiellement donné. Le premier convoi de nécessiteux et d’indigents partira le lendemain dans l’après-midi. Dans l’agitation générale, le conseil municipal se réunit à 21h pour discuter de l’ordre irrévocable d’évacuation donné par le Gouverneur de la place. Le Sous-préfet arrive à 22h à l’hôtel de ville annonçant la possibilité d’un ajournement de l’évacuation. La décision est officialisée le lendemain à 12h30, la retraite allemande est en cours sur la Marne.

9 septembre : alors que la bataille de la Marne prend fin et que l’armée allemande creuse les premières tranchées, la ville continue sa mise en défense. La poterne de la porte de l’hôtel de ville est murée, tandis qu’à la Belle-Allée des travaux de défense sont engagés le long de la route. Les arbres entre la porte de l’hôtel de ville et la tour piquante sont coupés afin de dégager la vue au nord de la ville, ceux de l’allée des marronniers sont élagués. Pour contrôler les allées et venues, la décision est prise de fermer de 20h à 5h toutes les portes de la ville, exceptées la porte de l’hôtel de ville, la porte des Auges et la porte de la route contournant la citadelle (route du parc à fourrage). Les propriétaires d’immeubles possédant une citerne sont invités à la faire nettoyer pour subvenir aux éventuels besoins en eau de la cité en cas de siège.

Cette expérience traumatisante a donné lieu en 1918 à la pose d’un ex voto dans la chapelle Notre-Dame de la Délivrance sur la colline des Fourches. Le texte suivant a été gravé sur une plaque métallique : « Le matin du 8 septembre 1914 des Langrois promirent ici à la Sainte-Vierge d’y placer un ex voto s’ils recevaient le jour même un signe de sa protection, si le diocèse échappait à l’invasion, si la France était victorieuse. Le jour même, l’ordre récemment donné d’évacuer la ville fut rapporté. Pour ces trois faveurs obtenues RECONNAISSANCE à Marie qui fut encore une fois N.D. DE LA DELIVRANCE »

Au début des années 1950, sur commande du chanoine Turlure, des plaques commémoratives répertoriant tous les noms des soldats langrois morts pour la France en 1914-1918 et en 1939-1945 ont été fixées sur sa base du calvaire érigé sur la colline des Fourches.

Le président Wilson à Hûmes.

En décembre 1918, le président américain Woodrow Wilson fait le voyage en France pour assister à la conférence de la Paix à Paris (12 janvier 1919). Le 25 décembre 1918 il passe en revues les troupes américaines en compagnie du général Pershing dans un champ à proximité de Hûmes. C'est la première visite à l'étranger d'un président américain en exercice.

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